27/09/2018

Santé au travail : les salariés français sont toujours sous pression

73 % des salariés se disent satisfaits de leur qualité de vie au travail. En 2018, ils se sentent mieux qu’il y a dix ans, même si certains risques persistent comme la pression psychologique ou le manque de reconnaissance par la hiérarchie.

 

Ces conclusions issues de la 10ème édition du Baromètre santé et qualité de vie au travail réalisée par Malakoff Médéric pourront alimenter les évaluations des causes de l’augmentation des arrêts de travail souhaitées par le Premier ministre, Édouard Philippe.

 

Une qualité de vie au travail meilleure dans les petites entreprises

 

Les résultats de l’étude menée par Malakoff Méderic affirment que la qualité de vie au travail est jugée satisfaisante dans les petites entreprises, comme les TPE de moins de 10 salariés, où 45 % des collaborateurs lui attribuent une note entre 8 et 10 contre 33 % dans les grands groupes.

 

Cette amélioration serait due à :

  • Une baisse de la pénibilité physique, 48 % des salariés estiment leur travail fatigant contre 54 % en 2009, mais cette tendance ne concerne pas les ouvriers puisque 80 % d’entre eux considèrent leur travail comme physiquement fatigant.
  • Une confiance dans la situation professionnelle: 73 des salariés se disent confiants dans leur situation professionnelle.
  • Une santé mieux préservée: plus de sport, moins de cigarettes, 74 % des salariés pensent faire ce qu’il faut pour entretenir leur santé, même si le sommeil demeure une préoccupation pour un salarié sur deux.

 

Le stress persiste

 

Certains risques ressortent de l’étude :

  • 35 % des salariés éprouvent des difficultés à concilier vie personnelle et professionnelle, contre 27 % en 2009. Pour rétablir l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, les personnes interrogées évoquent des horaires de travail plus souples (46 %), une réduction du temps de travail (28 %) et la possibilité de télétravailler (24 %).
  • 68 % des salariés jugent leur travail nerveusement fatigant.
  • Plus de 4 salariés sur 10 ne se sentent pas reconnus et seuls 24 % indiquent pouvoir prendre des décisions.
  • En 10 ans, la part des salariés «très engagés» a nettement diminué, passant de 41 % en 2009 à 28 % en 2018.

 

Parmi les nouvelles problématiques de santé au travail qui émergent, l’enquête cite l’allongement de la durée de vie professionnelle, seuls 28 % des salariés de 50 ans et plus se sentent capables de travailler au même rythme dans 10 ans, et le développement des compétences, si 74 % des salariés se disent confiants vis-à-vis des innovations technologies, 22 % reconnaissent avoir peur d’être dépassés par les nouveaux outils et les changements technologiques.

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